Avec Paul Blanqué, venez flâner dans le monde asiatique, errer dans le grand Himalaya, parcourir les sentiers à la recherche des rencontres et du partage.
Le coup de cœur de Maïté “Les années” d’Annie Ernaux de Maïté Petit Lutter contre le temps qui efface tout, raconter sa vie mais aussi, celle des femmes de sa génération... La romancière revisite la mémoire, et la nôtre par la même occasion, de la fin de la seconde guerre mondiale à nos jours. C'est un peu comme dans un album souvenir où chacun peut se reconnaître sur la photo. Les écrivains français, depuis Georges Perec, sont friands de l'écriture " à rétroviseur ". On ne compte plus les " je me souviens ", sentant bon les trente glorieuses, décrivant, avec une avalanche de madeleines proustiennes, une France passée, en un clin d'oeil, d'un interminable XIX ème siècle à une modernité parfois détestée. C'est l'union la plus libre et la plus inattendue : marier l'intime à l'universel, le personnel au collectif, son propre destin à celui de l'histoire de France... L'auteure de " La place " et de " Passion simple " signe un "roman-monde "... Dans "Les années ", elle se raconte avec des " on ", des " nous " et des " elle ", marquant ainsi sa volonté de ne pas séparer son existence personnelle du monde qui tourne autour. C'est surtout le portrait d'une femme ayant fait partie de cette avantgarde, libérée des contraintes du corps et des tabous de la sexualité. Annie Ernaux ausculte le monde qui change : les réfrigérateurs, les téléviseurs, les voitures prennent le pouvoir. La vie sera-t-elle meilleure grâce aux objets ? La contraception devient libre mais la liberté est inquiétante autant que grisante. Voici un roman comme la plupart des autres, inspiré de "la vraie vie ", avec un mélange de cérébral et d'intime, d'ethnologique et de mélancolique, pour " sauver quelque chose du temps où l'on ne sera plus jamais ". Livre miroir sur une génération de femmes ? Plus qu'un bon livre, un ravissement ! Vous serez surpris. Maïté Petit