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Jacques Brel : trente ans déjà C'était la rentrée, à Metz, pour le café littéraire organisé par l'APAC
Le 4 octobre, à l'occasion du trentième anniversaire de la disparition de Jacques Brel, le poète apacien Bernard Appel, admirateur inconditionnel du chanteur, a invité Philippe Lorin. Ce dernier est cosignataire, avec Michel Quint, d'un magnifique ouvrage, paru aux Ed. Presses de la Renaissance et intitulé : " Sur les pas de Jacques Brel ". M. Quint, " homme animé d'une tendresse infinie pour les beautés et les déchirures du nord, était le seul à pouvoir écrire sur BREL", nous confiera Philippe Lorin. Dans ce livre, où Michel tutoie Jacques et règle même quelques comptes avec lui, c'est lui, Philippe, qui est aux couleurs et aux pinceaux. Philippe Lorin, un ami de Brel, discret sur les souvenirs, en hommage, par respect, par amitié, justement, ce sentiment stable qui parcourt l'œuvre brélienne tout autant que l'amour. Mais l'amour, lui, est toujours déçu, toujours au-delà, inassouvi. Un public d'amateurs était au rendez-vous, à 16h30, à la Brasserie du Grand Comptoir, place de la gare. L'échange chaleureux entre Bernard Appel et Philippe Lorin a mis en évidence certains aspects de la carrière de ce grand artiste qu'était Brel, avec tout ce que ce terme d' " artiste " comporte de fêlures et d'insatisfaction profonde pour ce qui fait une vie ordinaire. Trois élèves du conservatoire de Région en art dramatique, Carlos, Julia et Marion, ont su, avec fougue et intelligence, faire goûter, à une assistance ravie, des textes inédits du chanteur. Philippe Lorin a, quant à lui, lu, avec une émotion contenue, " Jojo ", une de ces chansons " d'amour et d'amitié ", qui, sans qu'il soit besoin de commentaires, permettent de s'approcher, quelque peu, pour 3 minutes, de la vérité d'un homme. Parmi les interventions du public, retenons celle de cette dame qui a évoqué le jour où, aux Marquises, dernier séjour de Jacques Brel, elle s'est retrouvée toute seule devant la tombe de ce dernier alors qu'à deux pas, une foule dense honorait un autre disparu, ou aussi celle de ce monsieur qui a rappelé qu'un véritable artiste " écrivait avec sa peau " et que " Le grand Jacques " n'avait pas échappé à cette caractéristique. A la fin de la rencontre, Philippe Lorin a dédicacé son ouvrage ainsi que les aquarelles qu'il a consacrées à Jacques Brel. Geneviève Kormann, Présidente de l'APAC, lui avait, auparavant, offert le désormais traditionnel bouquet, composé spécialement pour lui, avec " le langage des fleurs ". L'aquarelliste a ensuite fait l'honneur à l'APAC d'accepter l'invitation qui lui était faite de participer au repas de clôture de ce premier café littéraire de la saison. Claire Antoine. [ Pour commander en ligne les ouvrages de Philippe Lorin : Cliquez ici ]