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Serge Radochevitch que certains d'entre vous ont pu croiser sur les salons lorrains,
notamment, depuis la parution de son premier roman, « Une ville sous influence ».radochevitch Portrait 067

Avant tout une présentation de ses publications Des nouvelles, publiées dans diverses revues dont " Comme le sable, comme le vent..." ( PAV n°71). "Maison de campagne" qui vous a valu le prix du Centre d'Art Lorrain 2010. "Attentats" ( mai 2004) Prix international de Lutèce, concours international de littérature Alphonse DAUDET. ."Souvenir, souvenir..." ( avril 2004) : Prix du Centre d'Art Lorrain, concours Georges Sand de la ville de Longwy.
"Obliques", (Publibook, février 2005 ) un recueil de nouvelles. On peut en trouver de larges extraits sur google livres.
"Les bonnes lunettes", ( Publibook, janvier 2001) un court roman/ une longue nouvelle à l'intrigue très originale qui se situe à la limite du fantastique et du récit de guerre.
*En 2011, un roman policier, "Une ville sous influence" (Territoires Témoins, "Borderline"). L'histoire de Simon Bielik, un écrivain-journaliste en panne d'inspiration. Il va être amené à enquêter sur une vague de meurtres et de suicides et il y trouvera matière pour écrire un roman.

– A quel moment vous êtes-vous lancé dans l'écriture ?
– Après ma carrière d'instituteur effectuée en Lorraine, dans des cités industrielles comme : Villerupt, Briey, Homécourt, Auboué.
– Le roman semble être pour vous l'occasion d'affirmer vos convictions. La fiction permet aux lecteurs une prise de conscience intime de tout ce qui est encore à accomplir pour vivre dans une société plus juste et plus fraternelle...
– Ce n'est pas un hasard si mon premier roman est un polar. J'aime beaucoup ce genre littéraire, qui sous couvert d'une enquête policière, d'une histoire criminelle, permet de dire beaucoup de choses quant à l'état d'une société donnée à l'instant T de son histoire.
Mais si j'établis un constat, je ne suis pas donneur de leçons. Je crois en l'engagement. Aujourd'hui comme hier pour dénoncer entre autres le racisme ordinaire dans notre pays - et ailleurs !
– Je vous trouve proche de Didier DAENINCKX ?
– Je l'admire beaucoup pour son engagement, précisément, sa lutte contre le racisme et les oubliés de l'histoire, et évidemment pour son talent d'écrivain au style percutant et direct,. Je pense à La mort n'oublie personne, à Un château en Bohème.
Il est pour moi un exemple dans la littérature du roman noir.
Vous avez fait partie du Jeune Théâtre Populaire de Lorraine. Est-ce à mettre en lien, avec votre refus de vous croiser les bras, avec cette capacité que vous avez à vous mobiliser, avec des mots, des situations, des personnages ?
Le JTP de Lorraine a été pour moi une sorte de révélation. Le théâtre, qu'est-ce que c'est ? Comment ça fonctionne ?
Le jeu, la rigueur, la folie… De cette aventure, j'ai toujours gardé le contact avec la scène, mon frère est comédien professionnel, ainsi qu'avec mon désir d'écrire aussi pour le théâtre.
J'ai commencé par des monologues qui n'ont pas fait l'objet d'une publication, mais qui ont été joués à Mancieulles, ( Théâtre Ici et Là ) et à Trieux.
– On trouve des textes signés de votre nom dans le magazine "Trieux -Info"
– Tous les mois j'y écris, une petite chronique ou un poème dans le cadre de la bibliothèque municipale. Je me suis donné la gageure d'écrire uniquement des textes qui sont en rapport avec les livres.
– Vous aimez raconter des histoires, nouvelles, romans, théâtre, mais vous êtes donc aussi attiré par la poésie ?
– Puisque vous insistez, je vous confie un poème qui a beaucoup plu ... Pour dire que j'aime aussi la poésie !

Ils sont marrants

les livres
Ils vont et viennent
ne sont que feuilles
Poussées par le vent
Ils traversent les pays
Ignorent les frontières.
Ils sont marrants
les livres
Ils viennent d'ici
Ou bien d'ailleurs
Ressemblent à ceux d'ici
Avec tous la même chanson
Pour les vivants
Et pour les morts
Ils sont marrants
Les livres
Qui nous attendent
Et qui ne sont là
Que pour toi
Comme un écho lointain
De ce que tu es
Ou de ce que tu fus.

– J'ai lu que vous étiez un "dévoreur" de livres
– C'est vrai. Je lis beaucoup, je lis énormément. Mes auteurs du moment ? Sans hésitation : Pierre Pelot, “C'est ainsi que les hommes vivent”, Mankell, “l'homme inquiet”, Stockett, “La couleur des sentiments”….
– Ecrivez-vous de manière régulière ou attendez-vous l'inspiration ?
– Vous me demandez en fait si j'aborde l'écriture d'un roman d'une manière méthodique. Je vous répondrai "oui", au début du travail. Là systématiquement je démarre sur une idée simple, puis je trouve un plan d'ensemble. Ensuite je définis les lieux, l'époque, les personnages. Tout cela pour aboutir à un plan détaillé du premier chapitre. Et puis...et puis... tu commences à écrire, en sachant que tes premiers pas vont conditionner la suite et certainement, la modifier. Mais écrire, c'est une musique, ta musique. Et souvent elle n'est pas au rendez-vous. Alors, tu peines, tu laboures et tu recommences. Pour enfin la retrouver !
– Des projets ?
– J'ai un autre roman en préparation. Un polar, avec le même personnage principal, Simon Bielik, écrivain-journaliste et amateur de coups tordus ! Et aussi, une pièce de théâtre !

Claire Antoine

Tag(s) : #Interviews de Claire Antoine

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