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Une fin d'après-midi, placée sous le signe de l'amitié et du flux du partage et de la médiation, avec Gül ILBAY-LECLERC. 
Ont été évoqués, son livre, « Une vie brûlée, Will Wagonburner, Indien Omaha »,Gul-ILBAY DSC09505 mais également son parcours d'intellectuelle franco-turque. Ses amis étaient venus ainsi que des représentants des nombreuses associations dont elle fait partie, ceux de l'Association “Ataturquie”, des “Amis du Monde Diplomatique”, des “Amis de l'Académie Ausone”, des “Troubadours oubliés”, et bien sûr de l'Association Plumes à Connaître. La rencontre s'est déroulée selon une trame, au fil discontinu, entrecoupée de séquences lectures. Le premier point abordé a mis en lumière la traductrice, l'intermédiaire, qui construit un pont entre deux cultures. Gül a traduit plus de 1000 textes, du français au turc et du turc au français. Ses débuts dans ce domaine, Gul-ILBAY DSC09535elle les a faits dans la Revue OLUSUM/GENESE, dont elle est Vice-Présidente et rédactrice. Sa traduction, en français, de Kars, œuvre du prix Nobel de littérature 2006, Orhan Pamuk, a contribué à la faire connaître en France et en Turquie. Avec le recueil intitulé : « Du monde entier au cœur du monde », elle a permis d'élargir le cercle des lecteurs de Blaise Cendrars et... pour aujourd'hui, Gül a aimablement traduit des poèmes de Geneviève Kormann et Bernard Appel. Textes que nous aurons le plaisir d'entendre dans les deux langues. Le couronnement de sa double culture se trouve, à mon sens, dans le recueil de poèmes, composés en français, “ Petits pas en poésie”, paru en 2006. 

Puis c'est l'évocation du parcours intellectuel de Gül, de sa solide culture, à la fois turque et française. L'auteur rend hommage à ses parents : à sa mère qui lui manque beaucoup, professeure engagée, originaire de la Mer Noire ; celle-ci lui a transmis de fortes valeurs de sérieux, de travail et d'émancipation; à son père, professeur également, qui lui a donné le goût de la culture française : Montaigne, Molière, Voltaire... Doisneau. De l'E.N.S. d'Ankara où elle enseigne la linguistique, elle arrive en Lorraine – où elle se marie et s'installe - et là, elle soutient à la Faculté des Lettres de Nancy, un doctorat sur Blaise CENDRARS.

Et enfin, une culture de l'engagement. Notre invitée multiplie les actions au sein d'une vie associative intense, rêvant de bâtir un monde de compréhension qui passe par les rencontres et la connaissance. Profondément révoltée par les discriminations, les inégalités, Gül s'engage dans de nombreuses associations destinées à soutenir ceux auxquels les sociétés ne donnent pas facilement la parole. Elle organise des conférences qui dénoncent l'anéantissement des peuples autochtones. C'est là qu'est abordé le livre du jour : « Une vie brûlée... », celle de Will, l'Indien tourmenté, destructeur, exilé, de nulle part, victime de la « double absence », qui débarque un jour, par hasard, dans sa vie. Des extraits seront lus avec talent par Geneviève, Bernard et Maïté. L'émouvante Malika Boumédine, nous fera partager un poème de Will : « Hurlements » « Hurle ! Hurle au loin […] pour la vérité brute[...] ».

Pour ne pas alourdir excessivement cet article, je passe sous silence d'autres aspects importants de la vie et de l’œuvre de l'auteure. Vous trouverez une interview, intitulée “Gül Ilbay : Récit de femme”, très riche en informations, dans la Revue OLUSUM/GENESE n° 106 et d'autres renseignements encore sur le site portail “entre-gens.com”

Un beau café littéraire, suivi comme toujours d'un repas convivial.

P.S. Merci aux lecteurs, à ceux cités, dans le corps du texte, sans oublier Paulette Merpillat, des « Amis de l'Académie Ausone », qui a, tout comme Malika Boumédine et Gül Ilbay, bien connu celui qu'à Metz on appelait “ L'Indien”, et Murat V. Erpuyan, Président de l'Association Ataturquie.

Claire Antoine.

Tag(s) : #Cafés littéraires de l'APAC

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