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DEUX FEMMES, DEUX PREMIERS ROMANS…

Le 27 septembre dernier, ce sont Claire PRENDKI et Florence LHOTE qui furent les invitées des cafés littéraires animés par l'APAC sur Metz. Deux femmes, deux premiers romans sortis à quelque mois d'intervalle : Une mémoire pour Alzheimer paru chez Alphée pour la première, Vierge à trente ans aux Editons Souny pour la seconde.
Mathieu LHOTE en animait la rencontre.Cafe litteraire Prendki 1
Deux univers pour une écriture très différente, mais avec l'humour néanmoins en filigrane au fil des pages de chaque ouvrage. L'âge sépare les deux auteures : Florence LHOTE a tout juste 23 ans, Claire PRENDKI est de la génération des baby-boomers et souligne, en un temps d'anniversaire de l'évènement, qu'elle se trouvait à Woodstock ! Deux générations de femmes, et pourtant cette même volonté de " raconter " leurs livres.
Claire PRENDKI relate, sous la forme d'un journal, les heures lourdes d'une femme rendue à l'épuisement. D'une part, l'âpre contexte professionnel où elle avoue avoir perdu la partie face à des élèves qu'elle ne reconnaît plus. Et d'autre part l'Alzheimer de son papa, jadis homme de presse, ancien rédacteur du Parisien. Cet homme qui ne la reconnaît plus…ni elle, ni même son épouse adorée qui sombre alors dans une terrible dépression jusqu'à ce que, très vite, le chagrin ne l'emporte. " Le jour de la mise en bière, raconte l'auteure, j'ai entendu mon père devant le cercueil de ma mère s'exclamer : qui c'est ? ". Souvenir des plus déchirants pour Claire qui, à son évocation, puise la force d'en parler dans une résignation non feinte.
Pour Florence LHOTE, c'est un roman comme " la confession, les mémoires d'une trentenaire " qui s'empare du personnage de la vieille fille et la fait parler à la première personne. " En caméra subjective "…aime à préciser l'auteure.
Un point commun entre les deux femmes, un humour décapant, parfois grinçant. Les thèmes sont graves, la solitude jusqu'au désoeuvrement d'une jeune femme que finit par aigrir " ce drame du quotidien " décrit avec force et talent par Florence LHOTE. Le désespoir dans la confrontation au père devenant étranger dans l'inéluctable glissement vers l'oubli que provoque la maladie, si justement dépeint par Claire PRENDKI… Et cet humour nécessaire pour en parler, pour expliquer, comme arme ultime et simple politesse du désespoir.
Une rencontre littéraire qui s'est placée entre gravité et légèreté, laissant la place et le temps à deux écritures de " s'exprimer " et à leurs auteures d'échanger avec le public présent. Deux livres à découvrir.
G.K.

Tag(s) : #Cafés littéraires de l'APAC

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